
Deux constats s'imposent au premier coup d'œil. Les décors sont beaucoup plus vastes que ceux du NCIS, tourné dans un petit studio de la banlieue de Los Angeles, et l'ambiance est radicalement différente. Ici, les comédiens n'ont pas encore tissé de liens entre eux. Au NCIS, Mark Harmon (Gibbs) et les siens sont aussi soudés les uns avec les autres que leurs personnages dans la série, si bien que les auteurs s'inspirent de leurs propres personnalités. A l'évidence, leurs homologues californiens en sont loin même si on en distingue la promesse entre Chris O'Donnell (Callen) et Daniela Ruah (Kensi) très tendres entre les scènes façon « grand frère/petite sœur ». Dans leur vraie vie, nos deux agents spéciaux, O'Donnell et L.L. Cool J. (Sam), ont également un point commun les rapproche et les amuse. Ils ont en effet beaucoup de bouches à nourrir : cinq enfants pour Chris et quatre pour L.L.J. Leur progéniture respective est dans la même école de Los Angeles et leurs filles disputent des matchs de basket ensemble, «mais ma fille joue mieux» chuchote, un brin narquois, Chris. « Au fait ?, me demande de ce dernier, savez-vous qui va doubler ma voix dans la série en France ? Le même que celui qui fait mon personnage de Robin ? », histoire, sans doute, de me rappeler qu'il est surtout connu pour avoir joué Robin dans deux films de la franchise Batman. J'aperçois au loin Linda Hunt (Hetty), la chef du NCIS californien.
Tous les comédiens ont pu faire connaissance avec l'équipe du NCIS original lors des épisodes croisés diffusés sur M6. Barrett Foa (Eric Beal), le surdoué en informatique confie avoir été briefé par son alter ego, Sean Murray (McGee) : « il m'a donné tous ses trucs pour paraître crédible dans les scènes où je suis censé faire des recherches face à un écran d'ordinateur ». Peter Cambor (Nate) qui joue le Mentalist du NCIS, le super-psychologue, avoue lui quelques suées. Du haut de son 1m93, il raconte avoir été très nerveux lorsqu'il a tourné sa scène de face à face avec Mark Harmon et son fameux regard bleu acier à la Steve McQueen. Celui-ci ne voyait en effet pas d'un très bon œil - et c'est toujours le cas !, me confie un proche - l'arrivée de la série dérivée.Pour nous soumettre un commentaire, veuillez remplir le formulaire ci-dessous (les liens et les scripts ne sont pas acceptés) :