Le lendemain de sa première au café-théâtre Les Minimes, à Toulouse, où Alil Vardar, l'auteur d'Un couple parfait... enfin presque !, lui donne aussi la réplique, Nathalie Marquay nous a confié ses sentiments avant de monter sur les planches parisiennes. Nathalie Marquay, d'où vous est venue l'idée de monter sur scène ?J'ai rencontré Alil Vardar, l'auteur de la pièce Le Clan des divorcées, au festival de l'Humour, en Corse, cet été. Nous avons sympathisé et il m'a demandé si j'aimerais faire du théâtre, car il était en train d'écrire une nouvelle pièce. J'ai accepté. Quelques mois plus tard, j'ai reçu son texte. J'ai une bonne étoile qui me suit.
Était-ce une ambition profonde de monter sur les planches ?Qui n'en a pas envie ? En tout cas, j'en rêvais ! Je désirais faire mes preuves et j'ai trouvé cela magique.
Votre but était-il de faire rire ?J'adore ça. Mais la pièce fait appel aussi à la tendresse, à la colère. Normal, puisqu'il s'agit de l'histoire d'un couple « presque » parfait dont on retrace la vie de 25 à 80 ans !
Un vrai rôle de composition donc ! Qu'en a pensé Jean-Pierre ?Il m'a dit : « Maintenant que je t'ai vue vieille, je sais que je voudrai toujours rester avec toi. Tu es parfaite ! ».
Avant de monter sur scène, étiez-vous angoissée ?J'ai la chance d'être équilibrée et bien entourée par mes parents, mes enfants et mon mari. Ce fut un grand stress avant la pièce, mais les critiques sont bonnes, les gens ont ri et mon mari est fier de moi, donc je ressens un plaisir immense.
Comment vous êtes-vous préparée ?J'ai eu onze jours pour apprendre vraiment et nous n'avons pas eu le temps de faire plus d'une répétition en décor. Pendant les vacances de Noël, j'étais aux Antilles et mon mari me faisait répéter sur la plage en me donnant la réplique... Parfois, il y avait des scènes de ménage et, comme les dialogues sont un peu crus, nos voisins de plage étaient surpris !
« Je ne regrette pas d'avoir participé à La Ferme Célébrités » Avez-vous toujours eu la fibre comédienne ?À 5 ou 6 ans, je faisais déjà des spectacles pour mes parents. J'imitais Dave, Sheila, Annie Cordy, Dalida, Claude François. Ma sœur, plus âgée mais plus timide que moi, s'occupait du maquillage et de la chorégraphie. J'étais la dévergondée de la famille !
Mais vous n'avez pas pris de cours de théâtre ?J'ai fait de la comptabilité. Par la suite, j'ai été élue Miss Alsace, puis
Miss France et sixième dauphine de Miss Monde. Pendant sept ans, j'ai suivi Mme de Fontenay dans les galas de régions pour participer à des défilés de mode, à des shows en robe du soir ou en maillot de bain. Ça donne de l'assurance et le sens du spectacle !
Gardez-vous de bons souvenirs de la télévision ?J'ai tourné pendant huit ans dans
Sous le soleil, ça a été un excellent apprentissage. Mais, au théâtre, on n'a pas le droit à l'erreur.
Et La ferme célébrités ?Je ne regrette pas d'y avoir participé. Malgré tout ce qui s'est passé ensuite. Le plus important est d'avoir pu récolter beaucoup d'argent pour l'association Titouan, en faveur des enfants atteints de leucémie.
Début février, vous jouerez à Paris et la critique vous attendra au tournant...L'important pour moi est de m'éclater sur scène, faire rire le public et que ma famille soit fière de moi. Les critiques des journalistes, je m'en fous.
Propos recueillis par Élisabeth Perrin
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